Jeudi 18 novembre 2010 4 18 /11 /Nov /2010 17:59

Ancienne trésorerie

Nombre de communes de France d’une certaine taille possèdent un patrimoine immobilier plus ou moins important en dehors des infrastructures administratives, éducatives, sportives etc…, bref, hormis les équipements publics nécessaires au fonctionnement des services locaux ou étatiques déconcentrés. Il s’agit le plus souvent d’immeubles d’habitation proposés à la location ou, utilisés en tant que parc locatif social.

Cette situation résulte d’époques parfois lointaines où il apparaissait intéressant, à tort ou à raison, pour les communes de disposer d’un tel patrimoine. Aujourd’hui force est de constater qu’une large partie de ce patrimoine ne se justifie plus, si tant est qu’il l’ait été à moment ou à un autre dans certains cas. Par ailleurs, consécutivement aux différentes réorganisations des services de l’Etat, un certain nombre de bâtiments sont devenus vacants.

La Ville de Charleville-Mézières n’échappe donc pas à cette situation générale. Aussi, depuis 1997, la Municipalité a-t-elle modifié sa politique de gestion du patrimoine immobilier municipal. Le résultat en est d’autant plus important qu’il intervient dans un contexte où les finances de la Ville ne sont pas florissantes. En effet, depuis 1997, le programme de cessions immobilières a permis à la Ville d’encaisser 3,225 millions d’euros en appartements, maisons de fonction ou garages, terrains…

Ainsi, la Ville a décidé de ne pas conserver des immeubles à la seule raison de leur intérêt fusse-t-il architectural ou de leur beauté. Aujourd’hui, la Ville ne conserve que ce qui est utile et nécessaire à ses missions.

Ainsi, l’auberge de jeunesse, l’office du tourisme, Macé, le gymnase Chanzy et de Sévigné, l’ancienne maison de fonction boulevard Gambetta, un terrain de 2 000 m² et son préfabriqué à la Ronde-Couture, l’école de Gaulle, des garages situés à Montcy-Saint-Pierre, des lots communaux à Berthaucourt, un immeuble rue du Harar, l’école de Nouzonville inutilisée depuis la rentrée en raison d’un regroupement scolaire, les bâtiment situés 2 avenue Charles Boutet qui abritent des associations, un syndicat et des locataires, entre autres ont été ou seront prochainement vendus.

Outre que ce n’est pas la vocation d’une commune, la gestion et l’entretien des parcs immobiliers communaux sont généralement d’autant plus coûteux que dans la plupart des cas, ils ne génèrent que très peu de recettes, sinon des loyers souvent sous-évalués. Tout au plus les communes ont-elles besoin de disposer de quelques logements de fonction pour utilité ou nécessité de service, là où ils sont indispensables et, éventuellement si les possibilités sont par ailleurs défaillantes notamment dans les petites communes, le relogement de familles momentanément en difficulté consécutivement à un sinistre d’habitation, à une expulsion voire d’autres situations d’urgence.

Voilà donc une initiative pertinente, certes ponctuelle, mais qui néanmoins permet de faire rentrer de l’argent frais dans les caisses de la Ville et, qui dans le temps va faire disparaître les charges inhérentes au bénéfice de la Communauté d’Agglomération à qui, la compétence de gestion de ces immeubles a été transférée dès sa création.

Il serait intéressant que la manne des 3,225 millions d’euros récoltés puissent être affectée au financement d’un pôle administratif et technique communal digne des services d’une ville de 50 000 habitants. Ce ne sont ni les agents communaux, ni les usagers qui s’en plaindraient, eu égard aux complications quotidiennes du travail des uns et au tracas des autres, qu’engendre la dispersion des services municipaux aux quatre coins de la Ville.

                                                                                  Michel TONON

                                                                                MoDem Ardennes

 

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Mardi 2 novembre 2010 2 02 /11 /Nov /2010 12:16

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            Quelles que soient les périodes, j’ai toujours apprécié le courage et la responsabilité des leaders de la CFDT. Depuis Eugène Descamps (1961-1971), puis Edmond Maire (1971-1988) que j’appréciais particulièrement, puis Jean Kaspar (1988-1992), puis Nicole Notat (1992-2002) jusqu’à François Chérèque depuis 2002, ce syndicat est porteur d’une pensée réformiste et d’une volonté absolue de dialogue social. Les adhérents qui étaient 572 000 en 1965, ont culminé à 900 000 en 1977 et sont stables depuis 10 ans aux environs de 830 000. C’est beaucoup en France, mais c’est très peu comparé au niveau de syndicalisation dans les autres pays européens.

Dans son livre d’avril 1997, « Je voudrais vous dire », Nicole Notat démarre ainsi : « Nous vivons dans un étrange pays, un pays qui possède l’art de se convulser, de se déchirer et de ne s’aimer qu’au travers de crises permanentes. Un pays dont la réalité ressemble fort peu à la représentation qu’en adoptent ceux qu’on nomme ou, qui se nomment eux-mêmes, parfois trop vite et avec trop d’emphase, les décideurs. Un pays qui sécrète une maladie perverse, mélange de fièvre et de langueur, d’emportement et de myopie : la schizophrénie française ». Parlant du gouffre qui existe entre le pays réel et celui des promesses politiques, elle parle notamment de la campagne électorale de Jacques Chirac en 1995, mais aussi de la gauche mitterrandienne, dont elle dit : « Les socialistes, sous Mitterrand, ont sacrifié jusqu’au bout à la schizophrénie rituelle, maintenant un langage, une rhétorique, une culture, bref le décor idéologique qui leur était familier, sans paraître s’apercevoir que leurs actes, au gouvernement, contredisent cet héritage, ni que les français eux-mêmes s’étaient formé une autre image de ce qu’est ou pourrait être la gauche. Les socialistes n’ont pas su ou pas voulu mettre en correspondance leurs actes et leur pensée ». Elle dit ensuite que le milieu patronal est lui-même victime de la même épidémie : « Depuis des décennies, il ressasse un leitmotiv, toujours le même, où il n’est question que d’allègement des impôts sur les sociétés, de diminution des charges, de réduction des dépenses que l’entreprise concède à la collectivité nationale, à la solidarité ». Au niveau du monde syndical elle écrit un peu plus loin : « Les syndicalistes, comme tout le monde, sont menacés de schizophrénie, de conservatisme, de perte de sens du réel ».

            En relisant ces passages écrits en 1997, on pourrait penser qu’ils viennent d’être écrits, tant la situation que nous vivons est similaire à ce qu’elle décrit. En relisant sa conclusion, on peut aussi espérer que son message, relayé par François Chérèque soit d’actualité : « Je veux croire que la dignité, la citoyenneté, sont des valeurs d’avenir. Je veux croire que chaque individu trouvera dans une société moins bancale l’accès au savoir, au jugement critique. Je veux croire au pouvoir d’être libre de sa destinée, de combattre l’injustice, d’engendrer des espérances. Je veux croire que le bien-être matériel ne sera pas réservé à quelques-uns, que le sentiment d’utilité sociale, d’appartenance, par le  travail, à la collectivité, renaîtra chez tous. Je veux croire que le confort des uns ne s’obtiendra pas au prix de l’inconfort des autres, que la tolérance laïque triomphera de l’incroyable caricature qu’offrent de la religion, notamment de l’Islam, seconde religion de notre pays, des fanatiques manipulés. Je veux croire que la singularité de chacun peut être reconnue sans que l’autre soit nié, sans que l’unité bien comprise du groupe en soit écornée. Je veux croire que nos villes ne se transformeront pas en juxtaposition de ghettos rivaux. Je veux croire que la liberté et la responsabilité l’emporteront sur la propagande et le réflexe primaire. Je veux croire à tout cela qui tient en deux mots : solidarité et engagement. Je ne crois pas au paradis, mais à l’invention des hommes, toujours recommencée ».

            Dans le débat télévisé « Mots Croisés » de lundi dernier, entre le ministre Estrosi, Laurence Parisot du MEDEF et Bernard Thibaut de la CGT, François Chérèque est apparu meurtri par cette absence de dialogue social et d’écoute de l’autre. Il n’a pas nié la nécessité de la réforme des retraites, mais il a exprimé son sentiment de n’avoir pas été écouté et respecté. Sa volonté de faire progresser le dossier était évidente et, il a demandé à Laurence Parisot que les partenaires sociaux se rencontrent au plus vite pour parler de l’emploi des jeunes et des seniors, car sans amélioration sur ces deux sujets, la réforme des retraites sera vouée à l’échec. Sa demande a été immédiatement acceptée par Laurence Parisot et reprise ensuite par François Fillon.

Un autre point positif de l’entêtement à réclamer plus de justice dans la réforme est cet amendement adopté par le Sénat qui annonce la réflexion, dès 2013, sur une nouvelle réforme systémique. Cela prouve que le gouvernement a reconnu que sa réforme n’était valable que sur quelques années. Cette réforme systémique était déjà réclamée par François Bayrou dans son programme présidentiel de 2007. C’est l’hypothèse la plus souhaitable aussi pour Jacques Julliard dans le « Nouvel Observateur » : «  Une solution de compromis permettant à chacun de sauver la face. La loi votée, promulguée, mais son application différée jusqu’aux conclusions d’une table ronde réunissant tous les acteurs, avec à l’ordre du jour la définition d’un projet de réforme systémique, peut-être sur la base de la retraite à points à la suédoise, en dépit de la formidable remise en cause des idées et des structures qu’elle suppose. La France est ce pays singulier où, en matière sociale, on ne peut s’orienter vers une réforme raisonnable qu’après avoir essayé toutes les autres ».

            Pour sortir de la schizophrénie française, il faut renouer un véritable dialogue social où la confiance soit réciproque et, sans arrière pensée de pouvoir ou d’avantages catégoriels.

                                                             Jacques JEANTEUR

                                                           Mouvement Démocrate

 

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Jeudi 21 octobre 2010 4 21 /10 /Oct /2010 12:24

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François Bayrou a appelé ce mercredi Nicolas Sarkozy " à entendre " les manifestants, notamment les jeunes, qui défilent contre la réforme des retraites, qu'il qualifie d' " injuste ".

" Je l'ai appelé à entendre ce qui passe chez ceux qui défilent et chez ceux qui ne défilent pas parce que, eux aussi, ont des choses à dire et qui sont toutes du même ordre : où on va ? ", a ainsi affirmé François Bayrou devant la presse, à l'issue de son entretien avec le président de la République.

" Nicolas Sarkozy a souhaité me rencontrer au sujet de la situation du pays. Je lui ai dit que ce que traduisaient ces manifestations, ce n'est pas seulement une question d'affrontements sur les retraites " mais " quelque chose de beaucoup plus profond, une crise de défiance très profonde, notamment de la part des jeunes " vis-à-vis de décisions politiques qu'ils jugent " inéquitables ".

Pour François Bayrou, l'inquiétude des jeunes porte sur " la question de l’entrée dans l’emploi, avec cette idée simple, peut-être trop simple, qui est de dire que si les gens restent au travail, il y aura moins de places pour nous les jeunes ".

" J'ai dit " au président que " l’affaire Bettencourt, l’affaire Tapie, tout ça a créé chez les Français le sentiment, et peut-être même la certitude, que les choses, n'étaient pas justes " notamment avec " l’affaire du bouclier fiscal " et que " les plus avantagés sont privilégiés et ceux qui n’ont pas la chance d’avoir des situations fortunées payent plein pot ", ajoutant que " des gestes sur la réforme des retraites seraient bienvenus ", notamment sur la pénibilité et la retraite sans décote à 67 ans, selon lui la partie " la plus discutable et même la plus injuste de la réforme ".

" Les premiers à être touchés " par cette disposition " n’arriveront qu’en 2016. Un rendez-vous en 2016 serait un rendez-vous utile pour qu’on dise si on confirme cette disposition ou non ", a précisé François Bayrou, suggérant également de revoir la disposition du projet de loi sur la pénibilité, grâce à un amendement déposé dans ce sens au Sénat.

 

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Samedi 25 septembre 2010 6 25 /09 /Sep /2010 12:06

 

 

 

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Samedi 18 septembre 2010 6 18 /09 /Sep /2010 19:18

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Même en remontant loin dans ma mémoire, je ne me souviens d’un tel délitement de la république et d’un tel dévoiement de la démocratie. Le très sérieux hebdomadaire anglais « The Economist » titre : « L’homme qui rétrécit » et l’on voit deux petits pieds sous un chapeau napoléonien derrière Carla Bruni-Sarkozy dans toute sa hauteur élégante. L’ONU, la Commission européenne, le Pape, de nombreux leaders politiques ou philosophes se sont insurgés contre la politique populiste de sécurité engagée lors du discours de Grenoble du 30 juillet. Depuis, l’inféodé ministre de l’intérieur, n’a cessé de mettre de l’huile sur le feu et d’être provoquant. C’est ainsi que la circulaire de son ministère du 5 août demande aux préfets d’évacuer « en priorité » les campements de « Roms ».

Alors que l’affaire Bettencourt met en évidence les liens malsains entre Nicolas Sarkozy et les plus grosses fortunes de France, et alors que des millions de personnes sont dans la rue au sujet de la loi sur les retraites, le Président se permet de donner des leçons au Président de la Commission européenne, de mentir sur des propos d’Angela Merkel et d’humilier le Luxembourg.

Trop c’est trop, car c’est notre pays qui se déconsidère au travers du comportement immature de notre Président. Sur le plan national, on voit un journal de réputation mondiale, comme « le Monde », déposer une plainte contre X dans l’affaire de la violation du secret des sources d’un de ses journalistes enquêtant sur l’affaire Woerth-Bettencourt. Tous les jours nous apportent la preuve des mensonges de ceux qui nous gouvernent et de leur obsession caricaturale à protéger le premier cercle des généreux donateurs, c'est-à-dire les heureux bénéficiaires du bouclier fiscal et des exonérations d’impôts.

Bernard Tapie, protégé par Sarkozy, va toucher 220 millions d’euros dans l’affaire du Crédit Lyonnais, pris dans les poches du contribuable, après avoir touché 45 millions d’euros pour le préjudice moral qu’il aurait subi. Comme le dit François Bayrou : « Il ne s’agit pas d’une affaire Tapie, il s’agit d’une affaire d’Etat…Il faut rappeler que cette somme (220 millions d’euros) représente l’équivalent de l’impôt sur le revenu de plus de 200.000 salaires moyens en France…Ce sont les mêmes privilèges fiscaux, qui s’appliquent à Bernard Tapie et à la famille Bettencourt.  Les classes moyennes sont ciblées, et les plus privilégiées sont mises à l’abri de la contribution fiscale. C’est contraire à tous les principes, à toutes les décences…Quand le vase est sous la gouttière, on ne peut pas savoir quand l’ultime goutte d’eau fera déborder. Mais, un jour, elle arrive ». Le vase de la République est clairement sous la gouttière de l’immoralité du pouvoir. Faut-il attendre la dernière goutte pour réagir et résister ?

Au niveau du débat sur les retraites, notre pays n’a pas donné non plus une image de démocratie apaisée. La gauche n’a pas su proposer d’autre alternative que de financer le déficit des retraites par l’impôt. Son comportement de blocage du débat à l’assemblée ne la grandit pas. Mais, de son côté, le gouvernement a fait preuve de mépris et d’absence d’écoute des syndicats. Cette réforme est indispensable. Le nier est faire preuve d’une absence totale de responsabilité. Mais la réforme votée est injuste sur plusieurs points fondamentaux. Cela a amené François Chérèque à sortir de son calme et à dire dans « Marianne » : « Quand une réforme est facteur d’injustice, je deviens explosif ! Mais, il est vrai que, pour des salariés confrontés à l’érosion de leur pouvoir d’achat et au risque de perdre leur emploi, les choix du gouvernement apparaissent scandaleux. La régression de la réforme des retraites est d’autant plus inacceptable que Nicolas Sarkozy, en maintenant notamment le bouclier fiscal, garantit par ailleurs les avantages acquis des classes les plus fortunées…Faute d’avoir pu prendre connaissance d’un programme alternatif convaincant, les salariés inquiets ne croient pas que la gauche ferait mieux que le pouvoir en place en matière de retraites. Pour la CFDT, penser faire reculer cette réforme en misant sur un changement politique en 2012 est une illusion à double titre. Historique si l’on se réfère à la réforme Balladur de 1993 inchangée en 1997. Mais aussi tactique puisqu’elle est fortement démobilisatrice ».

L’un des points les plus injustes de la réforme est, pour moi, le report à 67 ans de l’âge pour obtenir sa retraite à taux plein. Il faut espérer que les sénateurs, notamment ceux du Modem, parviendront à infléchir la position rigide et injuste du gouvernement sur ce point. Dans son excellente intervention à l’assemblée, François Bayrou, après avoir dit que la nécessité de cette réforme s’inscrivait dans les chiffres et qu’il était « stupidissime » (formule employée par Michel Rocard) de faire assumer le déficit par l’impôt, a insisté sur le seuil de 67 ans en disant : « Permettez-moi de vous dire que lorsqu’ils entendent parler de retraite à taux plein , les Français pensent que les personnes concernées arriveront, bien que n’ayant pas suffisamment d’annuités, à avoir des retraites complètes. C’est un mensonge et une faute de présentation. En effet, il ne s’agit pas pour ces gens, d’avoir des retraites complètes ; il s’agit d’avoir le droit de faire valoir les annuités qu’ils ont acquises, même si elles sont en petit nombre, et d’avoir une retraite proportionnelle à ce nombre. Vous ne pouvez pas faire financer la réforme des retraites par les plus faibles des Français, notamment par les femmes qui ont arrêté leur carrière professionnelle pour élever des enfants…Je considère donc qu’il y a là une injustice radicale. Si elle était corrigée, je serais prêt à soutenir une réforme que j’estime nécessaire et qui pourrait être équilibrée. Si elle n’était pas corrigée, je voterais contre ce texte ».

Le passage en force du texte à l’Assemblée n’a pas permis de corriger les injustices et a renforcé l’hostilité des syndicats. Il reste au Sénat à nous redonner confiance dans la démocratie et la République. Espérons que les sénateurs en auront le courage ! Nous en avons bien besoin en ce moment.

Jacques JEANTEUR

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