1958 - 2012 : le Tract présidentiel ardennais

Publié le par modem08

                

Bayrou article-peche 

 

         Plus de 50 ans se sont écoulés depuis le retour au pouvoir du Général de Gaulle le 1er juin 1958, et son élection à la Présidencede la République le 21 décembre 1958. Entre ces deux dates, le peuple français avait adopté par référendum le 28 septembre 1958 la constitution de la Vème république. Le 28 décembre 1958, le général de Gaulle a prononcé un discours célèbre [1] sur la politique financière de rigueur qu’il allait mettre en place. Je pense utile de le relire, car la situation actuelle est assez voisine de celle de 1958, et nous avons besoin d’une politique similaire. Voici les principaux extraits :

 

        « L’appel qui m’est adressé par le pays exprime son instinct du salut. S’il me charge de le conduire, c’est parce qu’il veut aller, non certes à la facilité, mais à l’effort et au renouveau…

 

        Bien entendu, le danger s’étendait à la finance et à l’économie. Dans les derniers jours de mai, nous étions à cet égard, sur la route de la catastrophe. La balance des comptes entre ce qu’il nous fallait acheter au dehors et ce que nous pouvions y vendre atteignait un déficit apparemment irréductible, tandis que les prêts étrangers se trouvaient presque épuisés. D’ailleurs, on ne voyait plus comment faire face normalement à toutes les dépenses de l’Etat, les impôts n’y suffisant point et le crédit semblant s’éteindre…

 

        La confiance du pays nous a permis, dans ce domaine comme dans les autres, de renverser la tendance et de parer au plus pressé. Cependant, la situation demeure précaire, c'est-à-dire dangereuse…

 

       Avec mon gouvernement, j’ai donc pris la décision de mettre nos affaires en ordre réellement et profondément. Le budget en est l’occasion, peut-être ultime, très bonne en tout cas. Nous avons adopté, et, demain, nous appliquerons tout un ensemble de mesures financières, économiques, sociales, qui établissent la nation sur une base de vérité et de sévérité, la seule qui puisse lui permettre de bâtir sa prospérité. Je ne cache pas que notre pays va se trouver quelque temps à l’épreuve. Mais, le rétablissement visé est tel qu’il peut nous payer de tout…

 

      Mais toutes ces obligations, jointes aux dépenses normales de l’Etat, comporteraient, si nous laissions aller les choses, un déficit de 1 200 milliards, soit deux fois plus que l’épargne n’est susceptible de nous fournir. A moins de recourir à la ruineuse inflation ou de faillir à la France, il n’y a rien d’autre à faire que de réduire de moitié le déficit menaçant. C’est ce que j’ai décidé. …Cet ensemble, dont toutes les parties se tiennent et se complètent, cet ensemble est grave mais essentiel. Sans l’effort de remise en ordre, avec les sacrifices qu’il requiert et les espoirs qu’il comporte, nous resterons un pays à la traîne, oscillant perpétuellement entre le drame et la médiocrité. Au contraire, si nous réussissons la grande entreprise nationale de redressement financier et économique, quelle étape sur la route qui nous mène vers les sommets. C’est le vœu que je forme à l’adresse de toutes et de tous, tandis qu’approche la nouvelle année. Peuple français, grand peuple ! Fierté, courage, espérance. Vive la République ! Vive la France ! »

 

            François Bayrou a choisi cette ligne de conduite. Il fait la même analyse et propose le même chemin. Il faut savoir qu’au lendemain de l’élection  présidentielle, le 7 mai, il y aura un 3ème tour incontournable : le jugement que l’extérieur, les marchés, nos créanciers porteront sur les promesses du candidat élu. Dans son dernier numéro, l’hebdomadaire britannique « The Economist » titre : « La France dans le déni ». L’éditorial parle de François Hollande en disant qu’ « il pourrait s’apercevoir après quelques semaines, et pas des années, que les investisseurs fuient le marché obligataire. En ce qui concerne Nicolas Sarkozy, il dit qu’ « il n’envisage ni les réformes radicales ni la réduction structurelle des dépenses publiques dont la France a besoin. ». Il prévient qu’ « une France léthargique et non réformée pourrait bien se retrouver au centre de la prochaine crise de l’euro... La France insouciante est sur le point d’être rattrapée par la dure réalité, quel que soit le Président ».

 

           François Bayrou est clair quand il nous dit : « La corruption insidieuse des pouvoirs, l’argent public qui nourrit les privilèges, la malhonnêteté de la vie publique, l’abandon des principes démocratiques et républicains, tout cela est l’ennemi de la patrie. Et, il s’agit ensuite de choisir une stratégie pour les réduire. Une stratégie, c’est un plan de bataille : la direction de l’attaque, le but à atteindre, les étapes du combat. Les étapes du combat sont celles-ci : la disparition des déficits publics en 2 ou 3 ans ; le retour à une dette publique maîtrisable en 5 années supplémentaires. La reconstruction du « Produire en France » par la reconquête de nombreux marchés perdus, aussi bien que par l’exploitation de nos réussites à l’exportation, en 5 années. La restauration de notre école, de la maternelle à l’université en 5 années. La refondation de la République en quelques semaines. Car, ce chantier là au moins ne demande rien d’autre que de la rigueur personnelle, de l’honnêteté insoupçonnable et de la détermination. Ce chantier-là au moins ne coûte rien, et même il rapporte par les économies réalisées sur le train de vie de l’Etat et la disparition des abus. Les étapes sont en place. Reste à définir les moyens et la condition du succès. Les moyens du succès, c’est un pouvoir assuré de la confiance des Français pour conduire, animer et gagner la bataille. La condition du succès, c’est la réinvention de la solidarité au sein de notre pays ».

 

            L’heure n’est plus aux promesses, aux petites phrases ou aux atermoiements. L’heure est à l’engagement franc et massif pour sauver ensemble notre pays de la faillite financière et morale qui le menace. Le problème n’est plus de choisir entre un discours d’illusion du côté de François Hollande et un discours de division du côté de Nicolas Sarkozy. L’heure est au rassemblement pour la grande entreprise nationale de redressement économique, financier et moral. L’heure de l’espérance a sonné pour notre jeunesse. Il faut avoir le courage de reconstruire une France juste et solidaire, qui redeviendrait un phare, un modèle, pour tous les peuples qui souffrent et qui aspirent à un monde plus juste et plus solidaire. Jean Lassalle, député des Pyrénées Atlantiques, le plus proche élu deFrançois Bayrou, tiendra une réunion publique sur ce thème mercredi prochain 4 avril à 20 h à Donchery, dans la salle municipale de l’atelier, près de la mairie. Tous les ardennais y sont cordialement conviés. Pour chacun de vous, vous pouvez soutenir la campagne de François Bayrou en faisant un don à l’aide du document joint. A tous merci.

  

                                                                                   Jacques JEANTEUR

 

Commentaire de Jean-François LECLET, Vice-Président du Conseil général des Ardennes :

 

Bravo pour ta libre opinion. C’est cette libre opinion qui devrait servir de tract de campagne pour F. Bayrou dans tout le pays car il parle à la raison de chacun !!! Réalisme, effort, solidarité, humanisme, tout ce qui peut permettre à la France de surmonter les erreurs des 30 dernières années !!! Malheureusement les Français pourront regretter pendant des années le choix qu’ils vont faire, celui d’illusions et de promesses mensongères !!!



[1] Allocution radiodiffusée et télévisée prononcée à l’Hôtel Matignon

Publié dans Politique générale

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Commenter cet article

Michel 09/04/2012 20:05

Pour parodier la célèbre loi de Lavoisier appliquée à la physique-chimie : "Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme", je dirais qu'en politique "rien ne se perd, rien ne se crée, tout
perdure" !