Le sens des mots - Le choc des propos

Publié le par modem08

La fin de la campagne des élections européennes a été marquée par la controverse entre François Bayrou et Daniel Cohn-Bendit dont les médias ont fait leurs choux gras. Ils n’ont pas hésité sur le site Internet de France 2, pour ne citer que cet exemple, à supprimer rapidement la vidéo intégrale de l’émission « A vous de juger » de Arlette Chabot. Outre que, d’une manière générale, l’on peut accessoirement mais objectivement reprocher à cette journaliste de ne pas être à la hauteur du ton polémique qu’elle insuffle à ses émissions, la rédaction s’est empressée de ne conserver que des bribes de cette vidéo sorties de leur contexte.

Qu’en est-il donc de cette controverse ? Le détonateur fut la sémantique !

Au cours de ces derniers mois, après avoir essuyé, venant de Daniel Cohn-Bendit, toute une série de critiques quant à ses convictions religieuses, François Bayrou lui reprochait sa complaisance à l’égard du pouvoir en acceptant trois invitations à déjeuner à l’Elysée, certes impersonnelles mais auxquelles il n’était pas néanmoins tenu de répondre favorablement.

Ce reproche fut qualifié d’ignoble par Daniel Cohn-Bendit. L’eut-il déclaré indigne que la réaction fut sans nul doute tout à fait différente. Seulement voilà ! François Bayrou possède la langue française et connaît le sens des mots. C’est pourquoi, il a donné un exemple de ce qui est précisément ignoble, en faisant référence aux écrits de Daniel Cohn-Bendit quant à la « justification d’actes à l’égard des enfants ».

En l’occurrence, s’agissant de pédophilie mot immédiatement employé par les médias sans qu’il ait été prononcé par François Bayrou, bien évidemment ignoble est alors approprié. Sujet sensible s’il en est, ce rappel à ce qu’est véritablement une ignominie, a suscité un tollé inespéré et, alimenté par tous les tenants du soi-disant politiquement correct qui veulent casser du Bayrou. Plus généralement, ils sont nombreux à combattre, même lâchement, celles et ceux qui risquent de s’interposer efficacement dans le duo droite-gauche. Preuve également, comme le dit Guy Béart dans sa chanson : « le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté ».

Sur le fond, il reste pour François Bayrou à démontrer, voire à prouver ce qu’il a avancé ; ce à quoi il va d’ailleurs s’employer rapidement, puisque selon l’article publié dans l’Ardennais de dimanche, il vient de l’indiquer en dénonçant : « des coups sondagiers », « conçus pour organiser un mouvement des électeurs […] Si le résultat des urnes est ce que je crois, si c’est nous qui avons la confiance des Français et pas d’autres – utilisés dans cette affaire pour délier le résultat de cette élection – je vous donne rendez-vous la semaine prochaine avec des faits, des noms, des dates, pour qu’on sache comment ça marche en France, la manipulation de l’opinion ».

                                                                               Michel TONON

                                                                              MoDem Ardennes

Publié dans Politique générale

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Joëlle 11/06/2009 10:05

"la politique autrement" et "le langage de vérité" sont deux voies difficiles ...... patience et ténacité amis Modem.