Ville de Charleville-Mézières - Une initiative pertinente

Publié le par modem08

Ancienne trésorerie

Nombre de communes de France d’une certaine taille possèdent un patrimoine immobilier plus ou moins important en dehors des infrastructures administratives, éducatives, sportives etc…, bref, hormis les équipements publics nécessaires au fonctionnement des services locaux ou étatiques déconcentrés. Il s’agit le plus souvent d’immeubles d’habitation proposés à la location ou, utilisés en tant que parc locatif social.

Cette situation résulte d’époques parfois lointaines où il apparaissait intéressant, à tort ou à raison, pour les communes de disposer d’un tel patrimoine. Aujourd’hui force est de constater qu’une large partie de ce patrimoine ne se justifie plus, si tant est qu’il l’ait été à moment ou à un autre dans certains cas. Par ailleurs, consécutivement aux différentes réorganisations des services de l’Etat, un certain nombre de bâtiments sont devenus vacants.

La Ville de Charleville-Mézières n’échappe donc pas à cette situation générale. Aussi, depuis 1997, la Municipalité a-t-elle modifié sa politique de gestion du patrimoine immobilier municipal. Le résultat en est d’autant plus important qu’il intervient dans un contexte où les finances de la Ville ne sont pas florissantes. En effet, depuis 1997, le programme de cessions immobilières a permis à la Ville d’encaisser 3,225 millions d’euros en appartements, maisons de fonction ou garages, terrains…

Ainsi, la Ville a décidé de ne pas conserver des immeubles à la seule raison de leur intérêt fusse-t-il architectural ou de leur beauté. Aujourd’hui, la Ville ne conserve que ce qui est utile et nécessaire à ses missions.

Ainsi, l’auberge de jeunesse, l’office du tourisme, Macé, le gymnase Chanzy et de Sévigné, l’ancienne maison de fonction boulevard Gambetta, un terrain de 2 000 m² et son préfabriqué à la Ronde-Couture, l’école de Gaulle, des garages situés à Montcy-Saint-Pierre, des lots communaux à Berthaucourt, un immeuble rue du Harar, l’école de Nouzonville inutilisée depuis la rentrée en raison d’un regroupement scolaire, les bâtiment situés 2 avenue Charles Boutet qui abritent des associations, un syndicat et des locataires, entre autres ont été ou seront prochainement vendus.

Outre que ce n’est pas la vocation d’une commune, la gestion et l’entretien des parcs immobiliers communaux sont généralement d’autant plus coûteux que dans la plupart des cas, ils ne génèrent que très peu de recettes, sinon des loyers souvent sous-évalués. Tout au plus les communes ont-elles besoin de disposer de quelques logements de fonction pour utilité ou nécessité de service, là où ils sont indispensables et, éventuellement si les possibilités sont par ailleurs défaillantes notamment dans les petites communes, le relogement de familles momentanément en difficulté consécutivement à un sinistre d’habitation, à une expulsion voire d’autres situations d’urgence.

Voilà donc une initiative pertinente, certes ponctuelle, mais qui néanmoins permet de faire rentrer de l’argent frais dans les caisses de la Ville et, qui dans le temps va faire disparaître les charges inhérentes au bénéfice de la Communauté d’Agglomération à qui, la compétence de gestion de ces immeubles a été transférée dès sa création.

Il serait intéressant que la manne des 3,225 millions d’euros récoltés puissent être affectée au financement d’un pôle administratif et technique communal digne des services d’une ville de 50 000 habitants. Ce ne sont ni les agents communaux, ni les usagers qui s’en plaindraient, eu égard aux complications quotidiennes du travail des uns et au tracas des autres, qu’engendre la dispersion des services municipaux aux quatre coins de la Ville.

                                                                                  Michel TONON

                                                                                MoDem Ardennes

 

Publié dans Collectivités locales

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Joëlle 19/11/2010 19:17


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